Placé sous le signe de la solidarité, ce PSG-Nancy laisse donc un arrière-goût amer aux supporters parisiens. Supérieurs dans le jeu, les hommes d'Antoine Kombouaré n'ont pas su concrétiser leurs occasions et cèdent ainsi du terrain sur les équipes de tête. Malgré trois points de pris sur douze (une défaite à Monaco et des résultats nuls contre Lyon, Lorient et Nancy), le PSG reste cependant cinquième de L1 en attendant les autres résultats de la 8e journée de L1.
Le PSG a pourtant prouvé une fois de plus qu'il avait du caractère. Il n'a en effet fallu que quatre minutes à Sessegnon pour répondre à Hadji qui a profité d'être seul au 2e poteau pour ouvrir le score (0-1, 14e). La réaction parisienne est donc immédiate puisque Bracigliano détourne la frappe de Luyindula dans les pieds de Sessegnon, qui n'a plus qu'à glisser le ballon au fond (1-1, 18e). Le plus difficile ne vient-il pas d'être fait pour les coéquipiers de Makelele ?
Le quatuor offensif parisien combine bien lors de cette première période alors que les Nancéiens se font rares dans la surface de Grégory Coupet. Il faut ainsi un retour in extremis de Brison devant sa ligne de but pour jouer les pompiers de service sur une frappe de Luyindula (36e).
Si le jeu parisien semble moins fluide en seconde période, Antoine Kombouaré peut toujours compter sur les exploits individuels de Sessegnon pour faire sauter le verrou lorrain. Alors que Traoré cède sa place à Jallet (56e), Bracigliano est tout heureux de constater que le missile de Sessegnon passe à un cheveu de sa lucarne (63e).
A l'exception d'un déboulé de N'Diaye qui manque son face à face avec Coupet (84e), la fin de match est à sens unique. Jallet d'une frappe lointaine (83e), Hoarau de la tête (89e) et surtout Sessegnon à l'entrée de la surface (90e)... tous ont cru permettre à Paris d'empocher les trois points. En vain. Paris a maintenant quinze jours pour préparer deux déplacements consécutifs, à Toulouse et Marseille.


